Calculette LGV, à quoi pourrait servir cet argent ?

L'association LGVEA met en ligne calculette-lgv.lgvea.fr, un outil qui traduit les milliards de la LGV Bordeaux-Toulouse-Dax en équivalents concrets : lycées, lits d'hôpital, places de crèche, années de TER gratuit.

Découvrez l'outil

Choisissez votre scénario, votre nombre de kilomètres, découvrez ce que l'argent de la LGV pourrait financer en services publics utiles. Toutes les sources sont consultables directement sur l'outil.

Un outil de transparence sur le coût du projet

Nous mettons en ligne un outil simple, qui permet à chacun de visualiser ce que représente concrètement l'argent engagé sur le projet de LGV du Sud-Ouest. Le comparateur s'appuie sur deux scénarios documentés :

  • 22,5 milliards d'euros, scénario probable retenu par la SGPSO en cas de partenariat public-privé
  • 30,2 milliards d'euros, estimation intégrant l'inflation et la rémunération des actionnaires privés

Toutes les comparaisons sont sourcées sur des données institutionnelles : Cour des comptes, DREES, INSEE, CNAF, Banque des Territoires.

Ce que ça représente concrètement

Pour 1 seul kilomètre de LGV, on aurait pu financer :

  • 1 lycée neuf
  • 132 lits d'hôpital créés
  • 1 250 années de soignants à temps plein
  • 3 hôpitaux de proximité

Pour le projet entier, on aurait pu financer :

  • 450 lycées neufs
  • 43 000 lits d'hôpital
  • 1 125 hôpitaux de proximité
  • 560 000 places de crèche neuves
  • 52 années de TER intégralement gratuit pour toute la Nouvelle-Aquitaine et ses 105 000 voyageurs quotidiens

Un projet qui pèse sur les services publics

En 2026, les dotations de l'État baissent de 36 millions d'euros pour la Région Occitanie et de 32 millions pour la Nouvelle-Aquitaine. Dans le même temps, 2 340 communes paient déjà la taxe spéciale d'équipement sur leur foncier, qui rapporte 29,5 millions d'euros par an au financement de la LGV. Cette dépense intervient dans un contexte où plusieurs avis officiels alertent sur le projet :

  • la commission d'enquête publique a émis un avis défavorable dès 2016
  • le Conseil d'orientation des infrastructures a recommandé à l'État de ne pas financer le GPSO
  • l'Autorité environnementale a rendu en septembre 2025 un avis cinglant de 82 pages sur le dossier d'autorisation environnementale
  • le Conseil national de la protection de la nature a émis un avis défavorable

Plusieurs recours juridiques sont en cours, portés par notre association et par d'autres collectifs.

  • Il ne s'agit pas de rouvrir le débat technique sur la pertinence ferroviaire, il a déjà eu lieu. Il s'agit de poser publiquement la question des arbitrages : il n'y a pas de dette magique, il n'y a que des choix.

Faites le calcul vous-même

Choisissez votre scénario, votre nombre de kilomètres, découvrez ce que l'argent de la LGV pourrait financer en services publics utiles. Toutes les sources sont consultables directement sur l'outil.